Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

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Amendement de Mme Pannier-Runacher (EPR) · Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

L'amendement n° 2080 de Mme Pannier-Runacher à l'article 23 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Adopté40 pour · 39 contre · 8 abst.87 votants sur 577

Le 30 mai 2026, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 2080 de Mme Pannier-Runacher à l'article 23 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture) par 40 voix pour, 39 contre et 8 abstentions (87 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (9/71), ECO (5/38), SOC (3/68), DEM (4/37), EPR (14/91), HOR (5/34). Contre : DR (3/48), UDR (1/17), RN (34/122). Abstention : LIOT (2/23). Absents ou non-votants en majorité : GDR (17/17), NI (11/11).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
9
0
0
62
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
0
0
17
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
5
0
0
33
SOCSocialistes et apparentés · 68 membres
3
0
0
65
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
1
2
20
DEMLes Démocrates · 37 membres
4
0
1
32
EPREnsemble pour la République · 91 membres
14
0
2
75
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
5
0
0
29
DRDroite Républicaine · 48 membres
0
3
3
42
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
0
1
0
16
RNRassemblement National · 122 membres
0
34
0
88
NINon inscrit · 11 membres
0
0
0
11

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Un dispositif analogue existe à l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme. La jurisprudence administrative l'a appliqué de manière protectrice des requérants, en exigeant la démonstration d'un véritable comportement abusif, c'est-à-dire d'une intention de nuire ou d'un détournement manifeste des voies de droit. Le présent amendement vise à inscrire dans la loi cette interprétation jurisprudentielle, afin de sécuriser tant les requérants que les bénéficiaires de l'acte. Trois objectifs sont poursuivis. En premier lieu, il définit précisément la notion de « comportement abusif », en alignement sur la jurisprudence constante des juridictions administratives. Cette définition exige une démonstration positive de l'intention de nuire ou du détournement de procédure, et écarte toute interprétation extensive. En deuxième lieu, il pose deux garanties expresses indispensables à la préservation du droit au recours juridictionnel effectif, garanti par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ainsi que par l'article 9 de la Convention d'Aarhus du 25 juin 1998. Le seul rejet du recours au fond ne saurait caractériser un abus : un requérant peut perdre au fond tout en ayant exercé un recours sérieux et de bonne foi. De même, aucune condamnation ne peut être prononcée lorsque le recours a soulevé un moyen sérieux ou révélé une illégalité, même non retenue par le juge, la fonction même du contrôle juridictionnel s'oppose à ce qu'il soit reproché à un requérant d'avoir mis en lumière une illégalité. En troisième lieu, il renforce la sécurité juridique du dispositif en prévenant toute interprétation extensive future qui irait à l'encontre de la protection des populations du fait des risques d’atteintes environnementales graves. Ces précisions s’inscrivent dans la loi les garanties que le juge applique aujourd’hui »

Exposé sommaire déposé par Mme Pannier-Runacher (EPR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : « Le comportement abusif s’entend de l’intention de nuire ou du détournement manifeste des voies de droit, caractérisé par des éléments précis et concordants. Le seul rejet du recours au fond ne suffit pas à le caractériser. Aucune condamnation ne peut être prononcée lorsque le recours a soulevé un moyen sérieux ou révélé une illégalité, même non retenue par le juge. »

Le vote de chaque député

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