Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesAgriculture & alimentation › Scrutin nº 6890

Amendement de M. David Magnier (RN) · Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

L'amendement n° 1417 de M. David Magnier à l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Rejeté22 pour · 72 contre · 1 abst.95 votants sur 577

Le 22 mai 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1417 de M. David Magnier à l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture) par 22 voix pour, 72 contre et 1 abstentions (95 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : UDR (1/17), RN (21/122). Contre : LFI (13/71), GDR (1/17), ECO (9/38), SOC (12/68), LIOT (3/23), DEM (5/37), EPR (12/91), HOR (6/35), DR (10/48). Absents ou non-votants en majorité : NI (10/10).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
13
0
58
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
1
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
9
0
29
SOCSocialistes et apparentés · 68 membres
0
12
0
56
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
3
0
20
DEMLes Démocrates · 37 membres
0
5
0
32
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
12
1
78
HORHorizons & Indépendants · 35 membres
0
6
0
29
DRDroite Républicaine · 48 membres
0
10
0
38
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
1
0
0
16
RNRassemblement National · 122 membres
21
1
0
100
NINon inscrit · 10 membres
0
0
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Le présent amendement vise à instaurer une réelle hiérarchie dans le choix des terrains destinés à la compensation écologique, afin de sanctuariser le foncier agricole productif. Le texte issu de la commission prévoit une priorité aux terrains incultes ou à faible potentiel agronomique. Toutefois, cette rédaction reste insuffisante pour protéger durablement l’outil de production, la notion de « faible potentiel » étant sujette à des interprétations administratives pouvant fragiliser notamment l’élevage. Afin de répondre aux enjeux de souveraineté alimentaire, cet amendement propose d’orienter prioritairement la compensation vers la réhabilitation de surfaces forestières ou naturelles déjà dégradées, où le gain écologique est souvent plus immédiat et supérieur. Surtout, il introduit une obligation de démonstration d’absence d’alternative : l’aménageur ne pourra solliciter du foncier agricole qu’en dernier ressort, après avoir prouvé l’inexistence de friches ou de terrains dégradés dans un périmètre régional élargi. Cette approche substitue une obligation de preuve à une simple intention administrative, garantissant que l’agriculture ne soit plus la variable d’ajustement systématique des projets d’aménagement. »

Exposé sommaire déposé par M. David Magnier (RN). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – A l’alinéa 4, supprimer les mots : « lorsqu’elles portent sur des terres agricoles, ». II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 4, substituer aux mots : « terrains incultes ou présentant un faible potentiel agronomique. » les mots : « surfaces dégradées de nature forestière ou naturelle. ». III. – En conséquence, après ledit alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : « Le recours à des surfaces agricoles ne peut intervenir qu’après démonstration de l’absence de toute alternative sur des terrains incultes ou dégradés dans un périmètre régional. »

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…