Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesÉgalité & droits › Scrutin nº 6548

Amendement de M. Gillet (RN) · Garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur

L'amendement n° 8 de M. Gillet à l'article 2 de la proposition de loi visant à garantir l'information et la protection effective des victimes de violences sexistes et sexuelles lors de la libération de leur agresseur

Rejeté35 pour · 103 contre · 2 abst.140 votants sur 577

Le 12 mai 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 8 de M. Gillet à l'article 2 de la proposition de loi visant à garantir l'information et la protection effective des victimes de violences sexistes et sexuelles lors de la libération de leur agresseur (première lecture) par 35 voix pour, 103 contre et 2 abstentions (140 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : UDR (4/17), RN (31/122). Contre : LFI (13/71), GDR (3/17), ECO (10/38), SOC (22/68), LIOT (2/23), DEM (3/37), EPR (33/91), HOR (8/35), DR (8/48), NI (1/10).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
13
2
56
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
3
0
14
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
10
0
28
SOCSocialistes et apparentés · 68 membres
0
22
0
46
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
2
0
21
DEMLes Démocrates · 37 membres
0
3
0
34
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
33
0
58
HORHorizons & Indépendants · 35 membres
0
8
0
27
DRDroite Républicaine · 48 membres
0
8
0
40
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
4
0
0
13
RNRassemblement National · 122 membres
31
0
0
91
NINon inscrit · 10 membres
0
1
0
9

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« La rédaction actuelle de la proposition de loi recourt à la notion de « proximité » pour définir le périmètre des interdictions de paraître et de résider sans en préciser les contours. En l'absence de critères géographiques objectifs, cette notion est source d'insécurité juridique pour toutes les parties : la victime ignore l'étendue exacte de sa zone de protection ; le condamné peut franchir une limite indéterminée par simple ignorance ; les forces de l'ordre ne disposent d'aucun référentiel objectif pour caractériser une violation et procéder à une interpellation. Le présent amendement remédie à cette imprécision en obligeant la juridiction de l'application des peines à définir précisément les limites géographiques du périmètre d'interdiction. Cette obligation d'individualisation permet au juge de calibrer la distance en fonction de la configuration des lieux, qu'il s'agisse d'un milieu urbain dense ou d'une zone rurale, et garantit que l'interdiction puisse être effectivement contrôlée. En associant à une interdiction de principe un périmètre géographique précis et opposable, le présent amendement transforme une protection souvent déclaratoire en une barrière concrète. »

Exposé sommaire déposé par M. Gillet (RN). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante : « La juridiction précise les limites géographiques de ce périmètre afin d’en permettre le contrôle effectif. » II. – En conséquence, compléter l’alinéa 12 par les mots : « selon un périmètre défini par la juridiction, afin d’en permettre le contrôle effectif ».

Le vote de chaque député

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