Amendement de M. de Lépinau (RN) · Fin de vie
L'amendement n° 1370 de M. de Lépinau à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir
Le 23 juin 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1370 de M. de Lépinau à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture) par 92 voix pour, 121 contre et 1 abstentions (214 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DR (19/48), UDR (5/17), RN (62/122), NI (1/10). Contre : LFI (29/71), GDR (1/17), ECO (14/38), SOC (32/68), LIOT (2/23), DEM (12/37), EPR (20/91), HOR (8/35).
Ce que l'auteur de l'amendement explique
« Il s’agit d’un amendement d’appel qui tend à souligner le fait qu’autoriser l’euthanasie et le suicide assisté constitue un cas de légalisation de l’empoisonnement et de la provocation au suicide. En effet, « donner volontairement la mort » (C. Pén., art. 221-1) et « l’administration d’une substance de nature à entraîner la mort » (C. Pén., art. 221-5) sont des crimes, le consentement de la victime n’ayant classiquement aucune incidence sur la qualification de l’infraction Or, l’ « aide à mourir », qui se définit comme l’ « administration d’une substance létale », c’est-à-dire « de nature à entraîner la mort », peut répondre à la définition de ces deux infractions. Enfin, ce texte ne prévoit pas de dispositions condamnant explicitement la promotion du suicide assisté. Puisque la présente proposition de loi prévoit que l’acte qu’elle autorise est justifié par la loi, il convient d’informer complètement les citoyens sur les implications réelles de cette autorisation. »
Exposé sommaire déposé par M. de Lépinau (RN). C'est son argument, cité tel quel.
Texte de l'amendement
Rédiger ainsi l’alinéa 7 : « II. – Le suicide assisté constitue une autorisation de la loi, au sens de l’article 122‑4 du code pénal, des crimes d’empoisonnement et de provocation au suicide. »
Le vote de chaque député
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