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Amendement · · proposition de loi relative à l'exercice de la démocratie agricoleScrutin nº 587

Amendement de Mme Élisa Martin (LFI) · proposition de loi relative à l'exercice de la démocratie agricole

L'amendement n° 15 (rect.) de M. Patrice Martin après l'article 4 de la proposition de loi relative à l'exercice de la démocratie agricole

Rejeté51 pour · 68 contre · 2 abst.121 votants sur 577

Le 22 janvier 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 15 (rect.) de M. Patrice Martin après l'article 4 de la proposition de loi relative à l'exercice de la démocratie agricole (première lecture) par 51 voix pour, 68 contre et 2 abstentions (121 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : UDR (3/16), RN (47/124). Contre : ECO (6/38), SOC (16/66), LIOT (4/23), DEM (3/36), EPR (22/94), HOR (9/34), DR (8/47). Abstention : GDR (1/17). Absents ou non-votants en majorité : LFI (71/71), NI (10/10).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
0
0
71
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
0
1
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
6
0
32
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
0
16
0
50
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
4
1
18
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
3
0
33
EPREnsemble pour la République · 94 membres
1
22
0
71
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
9
0
25
DRDroite Républicaine · 47 membres
0
8
0
39
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
3
0
0
13
RNRassemblement National · 124 membres
47
0
0
77
NINon inscrit · 10 membres
0
0
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Par cet amendement, le groupe parlementaire de La France insoumise entend garantir le respect du droit fondamental à la vie privée et familiale. La suspension du droit à la réunification familiale des bénéficiaires de la protection subsidiaire concrétise une idéologie raciste et inhumaine, contraire aux engagements internationaux de la France. Premièrement, le dispositif envisagé soulève de sérieux doutes quant à sa compatibilité avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et expose à un risque important de censure au regard du contrôle de conventionnalité. La proposition de loi ne repose sur aucune donnée objective, vérifiée ou quantifiable permettant de démontrer la nécessité et la proportionnalité de la mesure. Deuxièmement, cette proposition de loi met en danger l’intégration des personnes protégées au titre de l’asile. Ces dernières ne peuvent se reconstruire sachant que les membres de leur famille se trouvent encore en danger. Une étude de médecine publiée en 2023 conclut que la séparation familiale est associée à une augmentation des symptômes de dépression, d'anxiété, de PTSD et à une détérioration générale du bien-être psychologique des réfugiés. Le rapport de risque de tout trouble mental était de 2,10 fois plus élevé chez les pères toujours séparés de leur famille, par rapport à ceux qui avaient obtenu le regroupement familial. Ce rapport augmente avec la durée de la séparation familiale. Troisièmement, les bénéficiaires de la protection subsidiaire ont fui des persécutions majeures — menaces d’exécution, torture, violences inhumaines ou conflits armés — dans des contextes où leur État d’origine ne pouvait ou ne voulait pas assurer leur protection. Le fait de restreindre ou de retarder leur droit à être rejoints par leurs proches revient, dans ces conditions, à maintenir durablement des familles dans des situations de détresse et de séparation forcée, parfois au prix d’une mise en danger des membres restés à l’étranger. Une telle politique ne met pas fin aux dynamiques de migration familiale, mais risque au contraire de les déplacer vers des voies irrégulières et nettement plus dangereuses. Privées de canaux légaux, les familles seraient incitées à emprunter des routes migratoires précaires et mortifères pour tenter de se retrouver. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que les décès sur ces parcours résultent avant tout de l’absence de voies sûres. Cette réalité se traduit par un lourd bilan humain, a »

Exposé sommaire déposé par Mme Élisa Martin (LFI). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Supprimer cet article.

Le vote de chaque député

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