Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Amendement · · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourirScrutin nº 5679

Amendement de Mme Pollet (RN) · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

L'amendement n° 1520 de Mme Pollet à l'article 14 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Rejeté64 pour · 103 contre · 3 abst.170 votants sur 577

Le 23 février 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1520 de Mme Pollet à l'article 14 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture) par 64 voix pour, 103 contre et 3 abstentions (170 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DR (13/49), UDR (7/17), RN (40/122). Contre : LFI (20/71), ECO (10/38), SOC (29/69), LIOT (2/22), DEM (8/36), EPR (21/92), HOR (6/34), NI (3/10). Absents ou non-votants en majorité : GDR (17/17).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
20
0
51
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
0
0
17
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
10
0
28
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
0
29
0
40
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
2
0
20
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
8
0
28
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
21
0
71
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
3
6
2
23
DRDroite Républicaine · 49 membres
13
2
0
34
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
7
2
0
8
RNRassemblement National · 122 membres
40
0
1
81
NINon inscrit · 10 membres
1
3
0
6

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« La clause de conscience prévue par la proposition de loi serait purement théorique si les professionnels ou établissements qui l’exercent pouvaient ensuite faire l’objet de sanctions, de pressions financières, de retraits d’agrément ou de ruptures de convention. Dans un État de droit, la liberté de conscience ne peut être proclamée d’une main et neutralisée de l’autre par des mesures de représailles déguisées. Cet amendement vise donc à garantir l’effectivité de la clause de conscience, en interdisant toute mesure défavorable fondée uniquement sur l’exercice de ce refus, dès lors que l’accès du patient à la prise en charge prévue par la loi demeure assuré. L’expérience canadienne montre que, sans protection explicite, une clause de conscience peut être vidée de sa substance. En Colombie-Britannique, la Delta Hospice Society a ainsi perdu son entente de financement public après avoir refusé d’autoriser l’« aide médicale à mourir » dans son hospice, entraînant la fin de son activité dans ce cadre. Par ailleurs, une contestation constitutionnelle est en cours afin de contraindre des hôpitaux confessionnels financés publiquement, notamment St. Paul’s Hospital (Providence Health Care), à permettre la mise en œuvre de l’aide médicale à mourir en leur sein plutôt que d’imposer un transfert des patients. »

Exposé sommaire déposé par Mme Pollet (RN). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Compléter cet article par les trois alinéas suivants : « IV. – Aucune sanction, décision de retrait ou de suspension d’agrément, déchéance, résiliation, congé ni mesure financière défavorable ne peut être appliquée au seul motif de l’exercice du refus prévu aux I, dès lors que l’accès effectif du patient à toutes les procédures autorisées par la loi est garanti. « Quel que soit son régime de droit public ou de droit privé, et sans égard à son fondement légal ou contractuel, l’acte pris au seul motif de ces refus est nul. « Toute stipulation contraire est réputée non écrite. »

Le vote de chaque député

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