Amendement de M. Humbert (RN) · proposition de loi pour protéger l'eau potable
L'amendement n° 66 de M. Humbert à l'article premier de la proposition de loi pour protéger l'eau potable
Le 12 février 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 66 de M. Humbert à l'article premier de la proposition de loi pour protéger l'eau potable (première lecture) par 70 voix pour, 108 contre et 2 abstentions (180 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DR (5/49), UDR (4/17), RN (60/122). Contre : LFI (32/71), GDR (4/17), ECO (36/38), SOC (16/69), LIOT (1/22), DEM (2/36), EPR (11/92), HOR (6/34). Absents ou non-votants en majorité : NI (10/10).
Ce que l'auteur de l'amendement explique
« Le présent amendement vise à supprimer lles deux dernières phrases de l'alinéa 18 du présent texte. Effectivement, cet alinéa évoque notamment la question des forages en indiquant que ces derniers "modifient la structure des sols et des sous-sols ». Cette affirmation est trop générale et souvent fausse : Un forage est une structure ponctuelle et de très faible emprise spatiale. Lorsqu’il est correctement conçu, tubé et cimenté, il ne modifie pas la structure de l’aquifère et n’altère pas les écoulements régionaux. Des éventuelles externalités négatives peuvent être constatées uniquement en cas de défauts techniques comme de mauvais tubage ou des court-circuits hydrauliques. Ces derniers sont rares car les opérations sont très encadrées. S'agissant des forages profonds plus spécifiquement, ces derniers sont rarement la source de ces contaminations et peuvent même être des outils de sécurisation en ce qu'ils sont à l'origine de processus de substitution de dilution ou de diversification de ressources. Enfin, limiter les forages peut fragiliser la sécurité d’alimentation en eau potable sans gain réel sur la qualité. Cet alinéa évoque également le renforcement des contrôles. Mais renforcer les contrôles ne protège pas la ressource mais permet seulement de constater un état. Renforcer les contrôles dans les AAC pourrait augmenter fortement les coûts pour les collectivités à l'heure où ces dernières font déjà l'objet d'ajustements budgétaires sévères, le tout, sans que ces contrôles aient de réels effets sur l'amélioration de la qualité de l’eau ni réduction des sources de pollution. Les programmes d’actions AAC n’ont pas vocation à définir ni renforcer les contrôles sanitaires. »
Exposé sommaire déposé par M. Humbert (RN). C'est son argument, cité tel quel.
Texte de l'amendement
Supprimer les deuxième et troisième phrases de l’alinéa 18.
Le vote de chaque député
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