Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesÉconomie & budget › Scrutin nº 4413

Amendement de Mme Lebec (EPR) · proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France

L'amendement n° 221 de Mme Lebec après l'article 2 de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France

Rejeté35 pour · 155 contre · 3 abst.193 votants sur 577

Le 27 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 221 de Mme Lebec après l'article 2 de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture) par 35 voix pour, 155 contre et 3 abstentions (193 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DEM (5/36), EPR (17/91), HOR (6/34), DR (3/49). Contre : LFI (65/71), GDR (10/17), ECO (14/38), SOC (25/69), UDR (2/16), RN (34/123). Absents ou non-votants en majorité : LIOT (22/22), NI (9/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
65
0
6
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
10
0
7
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
14
0
24
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
0
25
0
44
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
0
0
22
DEMLes Démocrates · 36 membres
5
0
0
31
EPREnsemble pour la République · 91 membres
17
0
0
74
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
6
3
2
23
DRDroite Républicaine · 49 membres
3
2
1
43
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
2
0
14
RNRassemblement National · 123 membres
4
34
0
85
NINon inscrit · 9 membres
0
0
0
9

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« La nationalisation d’ArcelorMittal France nécessiterait de mobiliser plusieurs milliards d’euros d’argent public, alors même que l’État doit déjà financer des investissements massifs dans la décarbonation industrielle, le développement de l’hydrogène, la compétitivité énergétique et la souveraineté industrielle. Comme le rappellent les éléments du contexte, la sidérurgie française et européenne fait face à une crise structurelle, avec des surcapacités mondiales estimées à plus de 600 Mt, des coûts énergétiques élevés et des technologies de décarbonation encore très coûteuses. Immobiliser des ressources budgétaires considérables dans une opération de nationalisation réduirait mécaniquement la capacité de l’État à financer ces priorités, pourtant essentielles à la pérennité de la filière. »

Exposé sommaire déposé par Mme Lebec (EPR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût d’opportunité que représenterait, pour les finances publiques et la politique industrielle nationale, l’immobilisation de plusieurs milliards d’euros dans la nationalisation d’ArcelorMittal France. Ce rapport examine notamment : 1° Les ressources publiques qui devraient être mobilisées pour financer l’acquisition des actions, les frais de restructuration éventuels, ainsi que les coûts associés aux contentieux ou compensations potentiels ; 2° Les investissements industriels et environnementaux qui ne pourraient être réalisés du fait de cette immobilisation financière, en particulier en matière de décarbonation de la sidérurgie, de modernisation des sites industriels, de transition énergétique et d’innovation technologique ; 3° L’impact de la nationalisation sur la trajectoire des finances publiques, incluant les conséquences sur la dette, le déficit et la notation souveraine de la France ; Ce rapport peut faire l’objet d’un débat sans vote dans chacune des deux assemblées.

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…