Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 4232

Amendement de M. Aurélien Taché (LFI) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 987 (rect.) de M. Laisney à l'article 41 du projet de loi de finances pour 2026

Adopté149 pour · 94 contre · 33 abst.276 votants sur 577

Le 21 novembre 2025, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 987 (rect.) de M. Laisney à l'article 41 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 149 voix pour, 94 contre et 33 abstentions (276 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (41/71), GDR (4/17), ECO (15/38), UDR (5/16), RN (79/123). Contre : LIOT (6/22), DEM (14/36), EPR (39/91), HOR (15/34), DR (15/49), NI (3/9). Abstention : SOC (23/69).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
41
0
0
30
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
4
0
0
13
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
15
0
1
22
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
3
2
23
41
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
6
3
13
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
14
1
21
EPREnsemble pour la République · 91 membres
2
39
0
50
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
15
1
18
DRDroite Républicaine · 49 membres
0
15
1
33
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
5
0
2
9
RNRassemblement National · 123 membres
79
0
0
44
NINon inscrit · 9 membres
0
3
1
5

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Par cet amendement, nous souhaitons affirmer notre opposition totale à la présente proposition de loi. La présente proposition de loi est la première traduction législative du projet d’accord dit de Bougival. Pourtant, ce projet de texte ne fait pas consensus entre l’ensemble des partenaires historiques, signataires des accords de Matignon ou de Nouméa. La signature des délégations présentes en juillet dernier à Bougival n’a jamais valu approbation du projet d’accord. Elle les engageait seulement à présenter le texte à leurs bases. Or, le FLNKS a désormais pris clairement position contre l’accord, tout comme le Sénat coutumier. Sans consensus de l’ensemble des acteurs concernés localement, nous ne pouvons défendre le projet d’accord ni sa mise en œuvre, comme le propose la présente loi en reportant de nouveau les élections provinciales. Sans notamment l’approbation du FLNKS, acteur central et historique de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, un accord est voué à l’échec, voire au chaos si l’Etat tente malgré tout de l’imposer. C’est malheureusement la voie empruntée par le gouvernement par la mise à l’ordre du jour de cette proposition de loi, répétant la même erreur que lors de la tentative de passage en force du projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral qui est à l’origine des révoltes de mai 2025, dans lesquelles 15 personnes ont perdu la vie. Sur la forme, il n’y a pas d’accord de Bougival. Sur le fond, il marque une nouvelle rupture des principes de neutralité et d’impartialité censés être respectés par l’État. Celui-ci avance en effet sur la mise en œuvre de ce projet d’accord malgré l’opposition du FLNKS, alors même que le refus des non-indépendantistes avait enterré le projet d’accord mis sur la table à Deva par le Ministre d’État. Le gouvernement doit reconnaître l’échec de Bougival et relancer des négociations avec l’ensemble des acteurs. La seule issue possible se fera dans l’esprit de l’Accord de Nouméa, par une solution consensuelle et négociée, dans un objectif de destin commun et de pleine émancipation du territoire. Concernant les élections provinciales stricto sensu, elles doivent se tenir d’ici le 30 novembre 2025, comme prévu, après déjà deux reports. Les électeurs doivent pouvoir s’exprimer afin de donner une nouvelle légitimité aux élus à la table des négociations. L’actuel gel du corps électoral a été déclaré conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel le 19 septembre dernier, rien n’empêche donc leur tenue, »

Exposé sommaire déposé par M. Aurélien Taché (LFI). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Remplacer les mots : "le lendemain de" par les mots : "cent-deux jours après"

Le vote de chaque député

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