Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesÉconomie & budget › Scrutin nº 3957

Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3957

Amendement de Mme Lise Magnier (HOR) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 654 de Mme Lise Magnier après l'article 21 du projet de loi de finances pour 2026

Rejeté106 pour · 125 contre · 8 abst.239 votants sur 577

Le 19 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 654 de Mme Lise Magnier après l'article 21 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 106 voix pour, 125 contre et 8 abstentions (239 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : HOR (8/34), DR (17/49), UDR (8/16), RN (72/123). Contre : LFI (27/71), GDR (2/17), ECO (21/38), SOC (30/69), LIOT (2/22), DEM (5/36), EPR (36/91), NI (2/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
27
0
44
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
2
1
14
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
21
0
17
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
0
30
0
39
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
2
1
19
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
5
4
27
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
36
0
55
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
8
0
0
26
DRDroite Républicaine · 49 membres
17
0
1
31
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
8
0
0
8
RNRassemblement National · 123 membres
72
0
0
51
NINon inscrit · 9 membres
1
2
1
5

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Les entreprises de l’agroalimentaire, en particulier les PME et ETI à faibles marges, traversent une période critique marquée par l’érosion de leur rentabilité, l’obsolescence de leurs outils de production et la nécessité impérieuse de décarboner leurs activités. Ces acteurs, essentiels à la souveraineté alimentaire du pays, font face à un « mur d’investissements » sans précédent, alors même que leur marge d’exploitation moyenne est historiquement basse – à 6% de leur chiffre d’affaires (hors artisanat commercial). Dans ce contexte, le maintien d’une accise réduite à 0,5 €/MWh pour les établissements appartenant au secteur des industries alimentaires, présentant un taux de valeur ajoutée inférieur à 20 % et relevant des catégories d’activités grande consommatrices d’électricité ou électro-sensibles apparaît indispensable. Ce dispositif ciblé, fondé sur le niveau de consommation électrique par établissement (code SIRENE), permettra de soutenir la compétitivité des sites les plus exposés et structurellement à faibles marges, tout en préservant leur capacité d’investissement dans la modernisation et la décarbonation de leur appareil de production. En cohérence avec la trajectoire de transition énergétique et les objectifs de réindustrialisation, cette mesure vise à éviter que les industries alimentaires à faibles marges ne soient pénalisées par une fiscalité énergétique inadaptée à leurs contraintes économiques et à leur rôle stratégique dans la chaîne de valeur agricole et alimentaire française. »

Exposé sommaire déposé par Mme Lise Magnier (HOR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Après l’article L. 312‑65 du code des impositions sur les biens et services, il est inséré un article L. 312‑65‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 312‑65‑1 . – Les entreprises industrielles alimentaires à faible valeur ajoutée bénéficient d’un tarif réduit de l’électricité consommée, exprimé en euros par mégawattheure. Ce tarif réduit est fixé à 0,5 € par mégawattheure. « Sont éligibles à ce tarif réduit les entreprises industrielles sous réserve des conditions cumulatives suivantes : « – l’entreprise est dans le champ des activités industrielles alimentaires « – le taux de valeur ajoutée, exprimée comme le rapport entre la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires, est inférieur à 20 % « – l’entreprise entre dans la catégorie des activités grande consommatrices d’électricité ou électrosensibles dans les conditions prévues à l’article L. 312‑71. » II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…