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Amendement · · projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026Scrutin nº 3658

Amendement de M. Davi (ECO) · projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

L'amendement de suppression n° 979 de M. Davi et les amendements identiques suivants à l'article 27 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Rejeté56 pour · 75 contre · 55 abst.186 votants sur 577

Le 9 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement de suppression n° 979 de M. Davi et les amendements identiques suivants à l'article 27 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture) par 56 voix pour, 75 contre et 55 abstentions (186 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (33/71), GDR (3/17), ECO (16/38), LIOT (3/22). Contre : SOC (23/69), DEM (15/36), EPR (19/92), HOR (8/34), DR (5/49), UDR (5/16). Abstention : RN (50/123). Absents ou non-votants en majorité : NI (9/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
33
0
0
38
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
3
0
0
14
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
16
0
0
22
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
1
23
3
42
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
3
0
2
17
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
15
0
21
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
19
0
73
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
8
0
26
DRDroite Républicaine · 49 membres
0
5
0
44
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
5
0
11
RNRassemblement National · 123 membres
0
0
50
73
NINon inscrit · 9 membres
0
0
0
9

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Le présent amendement propose la suppression de l’article 27, qui institue un nouveau mécanisme d’incitation à l’efficience et à la pertinence des soins dans les établissements de santé. Sous couvert d’« efficience » et de « responsabilisation », cette réforme instaure en réalité une incitation financière à la réduction des actes et des prescriptions, au risque d’encourager une logique de rationnement plutôt qu’une amélioration de la qualité des soins. En liant les financements des hôpitaux et établissements de santé à des indicateurs d’efficience et de volume d’actes, le dispositif porte atteinte à l’autonomie des professionnels de santé dans leurs choix cliniques. Les décisions médicales risquent d’être orientées non plus par la recherche du meilleur soin pour le patient, mais par la crainte d’une sanction budgétaire, ou la recherche d’une valorisation financière. En outre, il instaure un cercle vicieux dans le financement des établissements de santé : les bons élèves, qui peuvent compter sur des moyens suffisants pour améliorer la qualité des soins, verront leurs moyens augmenter, là où les plus en difficulté risquent de subir une minoration, comme double peine. Si la qualité des soins et la lutte contre la surprescription sont des objectifs légitimes et partagés, la réponse ne peut passer par une approche comptable, voire punitive, fondée sur des critères de maîtrise des dépenses. Ce mécanisme renforce encore une approche caractéristique du nouveau management public qui a déjà fait tant de mal à nos hôpitaux. »

Exposé sommaire déposé par M. Davi (ECO). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Supprimer cet article.

Le vote de chaque député

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