Amendement de M. Le Coq (LFI) · projet de loi de finances pour 2026
L'amendement n° 2677 de M. Le Coq après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026
Le 3 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 2677 de M. Le Coq après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 49 voix pour, 169 contre et 12 abstentions (230 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (32/71), GDR (1/17), ECO (16/38). Contre : LIOT (4/22), DEM (11/36), EPR (30/92), HOR (11/34), DR (11/50), UDR (10/16), RN (86/123), NI (3/9). Abstention : SOC (11/69).
Ce que l'auteur de l'amendement explique
« Cet amendement du groupe parlement LFI prévoit une réforme globale des droits de succession : la mise en place d’un barème plus progressif d’imposition sur l’héritage, le relèvement de l'abattement sur les droits de succession, et la comptabilisation d'un héritage perçu tout au long de la vie, plutôt que réinitialisé tous les 15 ans pour permettre aux plus riches de se soustraire à l'impôt. Par l'application de cette réforme, tous les héritages en dessous de 550 000€ seront gagnants. Le néolibéralisme défendu par les macronistes a fait de la France une société d’héritiers. Jamais, depuis le XIXe siècle, le patrimoine n’aura joué un rôle si central dans la constitution des fortunes et des trajectoires sociales. Le Conseil d’analyse économique (CAE) estime que le flux total des transmissions patrimoniales annuel représente désormais plus de 15 % du PIB, soit 300 milliards d’euros. Comme l’avance une note de la Fondation Jean Jaurès de septembre 2025, la mobilité sociale devient quasi inexistante dans une société où les inégalités patrimoniales sont si prégnantes. L’héritage, à contrario, constitue un élément déterminant dans des trajectoires sociales. Aujourd’hui, les inégalités de patrimoines entachent la promesse de l’égalité républicaine : les 10 % les plus riches détiennent près de la moitié du patrimoine national (47,1 %, selon l’INSEE). Cette situation est aggravée par l’inacceptable concentration du patrimoine dans notre pays. La part des 1 % des fortunes les plus élevées dans le patrimoine total est passée de 16,1 % à 27,2 % entre 1985 et 2023. C’est une tendance lourde : chaque année cette part détenue augmente de 0,3% à 0 ,9%, et cette tendance ne sera pas endiguée sans changement de cap économique. Or, l’impôt sur les successions est aujourd’hui inefficace à mettre un terme à cette concentration renforcée. Son assiette est mitée par d’innombrables exonérations (sur l’assurance-vie, donations en nue-propriété avec réserve d’usufruit, les Pactes Dutreil…) qui nuisent à sa progressivité. Ainsi, si la fiscalité sur les transmissions affiche des taux qui peuvent sembler élevés, le taux effectif d’imposition est en réalité très faible : les 0.1% plus riches, qui reçoivent environ 13 millions d’euros de transmission ne paient qu’à peine 10% de droits de succession sur l’ensemble du patrimoine hérité, très loin du taux marginal de 45% affiché par le barème au-delà d’1.8 million. Olivier Blanchard, ex-économiste en chef du Fonds monétaire international, et »
Exposé sommaire déposé par M. Le Coq (LFI). C'est son argument, cité tel quel.
Texte de l'amendement
I. – Le code général des impôts est ainsi modifié : 1° Le tableau I de l’article 777 du code général des impôts est ainsi rédigé : FRACTION DE PART NETTE TAXABLE TARIF applicable ( %) N’excédant pas 80 000 € 2,5 Comprise entre 80 000 € et 126 200 € 6,5 Comprise entre 126 200 € et 180 000 € 9 Comprise entre 180 000 € et 228 700 € 24 Comprise entre 228 700 € et 329 000 € 30 Comprise entre 329 000 € et 429 600 € 36,2 Comprise entre 429 600 € et 674 800 € 40 Comprise entre 674 800 € et 902 838 € 47 Comprise entre 902 838 € et 1 266 000 € 54 Comprise entre 1 266 000 € et 1 630 000 € 62 Comprise entre 1 630 000 € et 2 340 000 € 69 Comprise entre 2 340 000 € et 2 925 000 € 76 Comprise entre 2 925 000 € et 4 095 000 € 80 Comprise entre 4 095 000 € et 5 265 000 € 85 Comprise entre 5 265 000 € et 10 530 000 € 90 Comprise entre 10 530 000 € et 12 000 000 € 95 Au-delà de 12 000 000 € 100 2° Au premier alinéa de l’article 779, le montant : « 100 000 €» est remplacé par le montant : « 120 000 € ». 3° Au deuxième alinéa de l’article 784, les mots : « à l’exception de celles passées depuis plus de quinze ans, » sont supprimés. II. – La perte de recettes pour l’État résultant du II du présent artic
Le vote de chaque député
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