Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3317

Amendement de M. Coquerel (LFI) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 2644 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026

Rejeté39 pour · 164 contre · 37 abst.240 votants sur 577

Le 31 octobre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 2644 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 39 voix pour, 164 contre et 37 abstentions (240 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (26/71), GDR (4/17). Contre : LIOT (6/22), DEM (16/36), EPR (36/92), HOR (13/34), DR (21/50), UDR (4/16), RN (62/123), NI (2/9). Abstention : ECO (15/38), SOC (22/69).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
26
0
0
45
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
4
0
0
13
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
1
0
15
22
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
8
4
22
35
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
6
0
16
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
16
0
20
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
36
0
56
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
13
0
21
DRDroite Républicaine · 50 membres
0
21
0
29
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
4
0
12
RNRassemblement National · 123 membres
0
62
0
61
NINon inscrit · 9 membres
0
2
0
7

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement du groupe LFI vise à inclure les produits de l’assurance-vie dans le barème de droit commun des impôts sur les successions, conformément à notre objectif de supprimer les niches fiscales inutiles et injustes. Contrairement à la majorité des pays de l’OCDE, la France a mis en place une exonération fiscale concernant les produits d’assurance-vie. Ceux-ci sont, en effet, soustraits de l’imposition de droit commun sur les successions : les primes en dessous de 152 500 sont exonérées, celles de 152 500 à 700 000 euros sont imposés à 20%, et celles au-dessus de 700 000 à 31,5%. Ce barème aux tranches très larges et au taux marginal relativement faible favorise les plus riches, qui bénéficient déjà des nombreux abattements sur le barème classique des droits de succession. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de juin 2024, pour la transmission en ligne directe d’un patrimoine de 2,5 millions d’euros, le taux moyen effectif n’est que de 15% alors que le taux facial moyen devrait être de 30%. C’est ainsi, qu’à l’aide des mécanismes dérogatoires, 375 000 € qui sont soustraits à la puissance publique. Le coût budgétaire de cette niche fiscale est conséquent. D’après le Conseil d’analyse économique (CAE), cette exonération coûte plus de 5 milliards d’euros chaque année à nos finances publiques ! Or, ce manque à gagner profite majoritairement aux plus hauts patrimoines. Rappelons que 80% des Français∙es ne reçoivent aucune donation du vivant et que parmi celles et ceux qui héritent, 9 sur 10 touchent moins de 100 000 € au cours de leur vie (c’est-à-dire se situant en dehors de l’impôt). Cette niche a été justifiée par son intérêt économique : elle permettrait de favoriser le financement de l’économie par l’épargne. Or, si l’encours de l’assurance-vie dépasse pour la première fois les 2000 milliards d’euros début 2025, l’investissement dans l’économie réelle reste faible. Même le Conseil d’analyse économique, organe rattaché à Matignon, estime dans une note de 2021 que : « le traitement différencié de l’assurance-vie au titre des droits de mutation n’a pas de justification économique forte et contribue nettement à la complexité du système actuel ». Par ailleurs, cette justification est assez absurde : tout euro gagné étant soit dépensé soit épargné. Le taux d'épargne des particuliers est historiquement haut, et se traduit par une baisse de la demande en France de nature à mettre l'économie en berne, une niche fiscale coûteuse encourageant »

Exposé sommaire déposé par M. Coquerel (LFI). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Au premier alinéa de l’article L. 132‑13 du code des assurances, les mots : « soumis ni aux règles du rapport à succession, ni à celles de » sont remplacés par les mots : « pas soumis aux règles de ». II. – Le I de l’article 757 B du code général des impôts est ainsi modifié : 1° À la fin du premier alinéa, les mots : « à concurrence de la fraction des primes versées après l’âge de soixante-dix ans » sont supprimés ; 2° Le second alinéa est supprimé. III. – Les conditions d’application du présent article et notamment les obligations concernant les informations à fournir par les contribuables et les assureurs sont déterminées par décret en Conseil d’État.

Le vote de chaque député

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