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Amendement · · projet de loi de finances pour 2025Scrutin nº 328

Amendement de M. Castor (GDR) · projet de loi de finances pour 2025

L'amendement n° 482 de M. Castor après l'article 16 du projet de loi de finances pour 2025

Adopté179 pour · 0 contre · 6 abst.185 votants sur 577

Le 7 novembre 2024, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 482 de M. Castor après l'article 16 du projet de loi de finances pour 2025 (première lecture) par 179 voix pour, 0 contre et 6 abstentions (185 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (29/71), GDR (6/17), ECO (13/38), SOC (23/66), LIOT (3/23), DEM (10/36), EPR (12/94), HOR (7/34), DR (4/47), UDR (3/16), RN (69/125). Absents ou non-votants en majorité : NI (8/8).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
29
0
0
42
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
6
0
0
11
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
13
0
1
24
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
23
0
0
43
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
3
0
0
20
DEMLes Démocrates · 36 membres
10
0
0
26
EPREnsemble pour la République · 94 membres
12
0
1
81
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
7
0
2
25
DRDroite Républicaine · 47 membres
4
0
1
42
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
3
0
0
13
RNRassemblement National · 125 membres
69
0
1
55
NINon inscrit · 8 membres
0
0
0
8

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Avec uniquement 440 km de routes nationales de piètre qualité sur un territoire de 8 400 000 hectares, la Guyane souffre d’un enclavement endémique. Dans ce contexte, se déplacer en Guyane en dehors du seul axe littoral nécessite des véhicules robustes capables d’emprunter des chemins très accidentés. Cette réalité du territoire guyanais est connue et même assumée par l’Etat Français, puisque lors d’une séance de questions au gouvernement le 28 mai 2024, Mme GUEVENOUX alors ministre des dits outre-mer a déclaré qu’en Guyane avoir « une piste c’est mieux que de n’avoir aucune route ». Cette réalité est partagée pour tous les guyanais, quel que soit leurs domaines d’activités ou leurs sensibilités aux questions environnementales. L’achat en Guyane de véhicules mis à l’index dans l’Hexagone car trop polluants, ne relève pas de la fantaisie mais de la nécessité. De même l’objectif de remplacement du parc automobile par un passage des moteurs thermiques à l’électrique, dans ce territoire où l’accès à l’électricité de base pour de nombreux foyers est une gageure, est à brève échéance irréaliste. A ce titre, l’application des taxes n’est en rien incitatif à la transition écologique car cette transition est matériellement impossible en l’état actuel de sous-aménagement du territoire. Enfin, rappelons que si la Guyane, au même titre que l’ensemble des dits outre-mer subit le surcoût de la vie (+ 40 % en moyenne), viennent s’ajouter sur cette terre d’Amazonie l’enclavement et des prix du carburant plus élevés et fixés de manière opaque (cf rapport n° 2022-M-002-04 sur la régulation du prix des carburants et du gaz dans les départements français d’Amérique). Dès lors, l’application du malus éco est une double, voire une triple peine pour les foyers guyanais, constituant ainsi une entrave, une de plus, au développement de la Guyane. »

Exposé sommaire déposé par M. Castor (GDR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – L’article L. 421‑30 du code des impositions sur les biens et services est complété par un 5° ainsi rédigé : « 5° Les dispositions prévues au 4° ne s’appliquent pas aux véhicules immatriculés en Guyane » ; II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Le vote de chaque député

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