Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3211

Amendement de M. Ruffin (ECO) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 2364 de M. Ruffin après l'article 12 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026

Rejeté78 pour · 162 contre · 8 abst.248 votants sur 577

Le 28 octobre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 2364 de M. Ruffin après l'article 12 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 78 voix pour, 162 contre et 8 abstentions (248 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (40/71), GDR (3/17), ECO (16/38), SOC (17/69). Contre : LIOT (3/22), DEM (15/36), EPR (40/92), HOR (9/34), DR (17/50), UDR (5/16), RN (68/123), NI (3/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
40
0
0
31
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
3
0
0
14
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
16
1
0
21
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
17
1
8
43
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
2
3
0
17
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
15
0
21
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
40
0
52
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
9
0
25
DRDroite Républicaine · 50 membres
0
17
0
33
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
5
0
11
RNRassemblement National · 123 membres
0
68
0
55
NINon inscrit · 9 membres
0
3
0
6

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Dans une note publiée en juin 2023, l’Institut des Politiques Publiques (IPP) montre que "l'ensemble des impôts personnels reste progressif jusqu'à un niveau élevé de revenu (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel, soit le top 0,1 %), mais il devient fortement régressif passé ce niveau." Ainsi, les 378 ménages les plus aisés du pays ne s’acquittent en moyenne que de 2 % d’impôt sur leur revenu économique. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que les Français les plus riches peuvent contourner l’impôt grâce à la constitution de sociétés holdings. Plusieurs niches fiscales alimentent ces stratégies d’optimisation fiscale, parmi lesquelles la niche "Copé". La niche Copé est un mécanisme voté à l'occasion de la loi de finances pour 2005 de décembre 2004, qui prévoit l’exonération des plus-values sur les cessions de titres de participation détenus depuis plus de 2 ans par des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés. Cette niche aurait coûté 7 milliards d’euros en 2018. Cet amendement de repli vise donc à relever la quote-part pour frais et charges (QPFC) applicable aux plus-values (« niche Copé ») à 100%, pour simplement appliquer le taux normal d'impôt sur les sociétés (IS) sur ces plus-values réalisées en cas de cessions de titres. Ce taux était appliqué jusqu'en 2004. Cette imposition au taux normal d’IS est d’autant plus nécessaire qu’il est établi que, chez les contribuables les plus aisés, les sommes perçues au sein des holdings suite aux cessions de titres ne sont que rarement distribuées aux actionnaires, et donc presque jamais imposées (ni dans la filiale, ni dans la holding). »

Exposé sommaire déposé par M. Ruffin (ECO). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Au deuxième alinéa du a quinquies du I de l’article 219 du code général des impôts, le taux : « 12 % » est remplacé par le taux : « 100 % ».

Le vote de chaque député

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