Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3208

Amendement de M. Coquerel (LFI) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 2639 de M. Coquerel après l'article 12 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026

Rejeté96 pour · 164 contre · 1 abst.261 votants sur 577

Le 28 octobre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 2639 de M. Coquerel après l'article 12 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 96 voix pour, 164 contre et 1 abstentions (261 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (39/71), GDR (3/17), ECO (18/38), SOC (35/69). Contre : LIOT (3/22), DEM (15/36), EPR (39/92), HOR (10/34), DR (19/50), UDR (5/16), RN (69/123), NI (3/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
39
0
0
32
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
3
0
0
14
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
18
0
0
20
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
35
1
0
33
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
1
3
1
17
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
15
0
21
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
39
0
53
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
10
0
24
DRDroite Républicaine · 50 membres
0
19
0
31
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
5
0
11
RNRassemblement National · 123 membres
0
69
0
54
NINon inscrit · 9 membres
0
3
0
6

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Par cet amendement, le groupe parlement La France Insoumise prévoit de moduler le taux d'impôt sur les sociétés en fonction de l'allocation faite des bénéfices entre dividendes et conservation en trésorerie. Cette mesure vise à encourager les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés d’investir dans l’économie réelle plutôt que de subventionner leurs actionnaires. Le capitalisme financiarisé s'est lancé dans une grande divergence : la logique du profit à court terme a pris le dessus sur toute autre finalité. Les actionnaires n’ont jamais été aussi rémunérés : rien qu’en 2024, ils ont touché plus de 98 milliards d’euros par l'intermédiaire des dividendes et des rachats d'actions, beaucoup plus si l'on tient compte des plus-values latentes. Le profit n’est plus réinvesti dans l'appareil productif de l'entreprise, il est entièrement pillé par la prédation de l’actionnariat. Le fruit de ce pillage devient l'acquisition de nouvelles actions sur le marché secondaire, ce qui fait artificiellement gonfler les valorisations boursières sans nourrir d'une quelconque manière l'activité réelle. Ce phénomène touche son paroxysme lorsque les entreprises vont jusqu’à racheter leurs propres actions sur le marché, afin de valoriser leur encours boursier : c’est désormais la production réelle qui en vient à financer la bourse, et non l’inverse ! À long terme, cela conduit à un capitalisme de rente, sclérosé et augmentant structurellement les inégalités sans permettre au travail de s'émanciper économiquement. Notre croissance, déjà en berne, souffre de ce manque d’investissement privé. L’OCDE estime que la France n’investit pas assez, comparativement avec d’autres pays, dans sa R&D. Nous consacrons 2,2 points de PIB à la recherche tandis que l’Allemagne, la Suède ou la Finlande atteignent près de 3 points. L’OFCE montre, loin des idées reçues, que c’est l’investissement privé qui est relativement plus faible en France. Ce déficit d’investissement n’est pas étonnant lorsque l’on sait que notre pays est le champion d’Europe de versement de dividendes. Alors que la Cour des comptes estime, dans son rapport de septembre 2025, qu’un surcroît d’investissement de l’ordre de 110 milliards d’euros par an est nécessaire pour espérer respecter nos engagements climatiques, notre fiscalité doit inciter les grands groupes à investir dans l’économie réelle plutôt qu’à remplir les poches du capital financier. Nous voulons aussi corriger un mythe répandu : le taux d'impôt sur les so »

Exposé sommaire déposé par M. Coquerel (LFI). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Le I de l’article 219 du code général des impôts est ainsi modifié : 1° À la fin du deuxième alinéa, le taux : « 25 % » est remplacé par le taux : « 33,3 % » ; 2° Au premier alinéa du a , le taux : « 15 % » est remplacé par le taux : « 20 % » ; 3° Après le même premier alinéa du a , il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Par exception au premier alinéa, le taux de l’impôt applicable au bénéfice imposable est fixé à 10 % pour ceux des redevables mentionnés au même premier alinéa lorsque la fraction des bénéfices dégagés au cours de l’exercice ou de la période d’imposition qui sont considérés comme des revenus distribués au sens de l’article 109 du présent code est inférieure à 50 %. » ; 4° Le c est ainsi rétabli : « c . Par exception au deuxième alinéa du présent I, pour les redevables autres que ceux mentionnés au b , lorsque la fraction des bénéfices dégagés au cours de l’exercice ou de la période d’imposition qui sont considérés comme des revenus distribués au sens de l’article 109 du présent code est inférieure à 50 %, le taux de l’impôt applicable au bénéfice imposable est fixé à 20 %. » II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la créati

Le vote de chaque député

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