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Amendement · · projet de loi de finances pour 2025Scrutin nº 22

Amendement de M. Coquerel (LFI) · projet de loi de finances pour 2025

L'amendement n° 1978 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2025

Rejeté86 pour · 155 contre · 5 abst.246 votants sur 577

Le 23 octobre 2024, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1978 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2025 (première lecture) par 86 voix pour, 155 contre et 5 abstentions (246 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (51/71), GDR (8/17), ECO (3/38), SOC (22/66), LIOT (2/23). Contre : DEM (5/36), EPR (41/94), HOR (8/34), DR (11/47), UDR (5/16), RN (78/125), NI (2/8).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
51
0
0
20
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
8
0
0
9
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
3
3
1
31
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
22
0
0
44
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
2
2
0
19
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
5
4
27
EPREnsemble pour la République · 94 membres
0
41
0
53
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
8
0
26
DRDroite Républicaine · 47 membres
0
11
0
36
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
5
0
11
RNRassemblement National · 125 membres
0
78
0
47
NINon inscrit · 8 membres
0
2
0
6

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Le présent amendement du groupe LFI-NFP a pour objectif de développer en France un principe d' « impôt universel ciblé », notamment sur les paradis fiscaux, via un mécanisme de fiscalité limitée étendue, tel qu'il existe d'ores et déjà dans plusieurs pays européens et aux États-Unis. La mondialisation néo-libérale, caractérisée par la libre circulation des capitaux, aboutit à la destruction des États providences par la capacité des contribuables les plus fortunés et des multinationales à contourner l'impôt. Par un jeu de concurrence malsaine, les gouvernements libéraux se sont lancés dans une course au moins disant fiscal. En conséquence, l'assiette fiscale se resserre sur les classes populaires et moyennes qui doivent compenser l’avarice des ultra-riches. Nous sommes dans la situation décrite par Tocqueville au sujet de l’Ancien Régime où « L’impôt a pour objet non d’atteindre les plus capables de le payer, mais les plus incapables de s’en défendre ». Contrairement à certains de nos voisins européens comme la Suède, la Finlande ou l’Allemagne, la France ne dispose toujours pas à ce jour de mécanisme spécifique d'imposition limitée étendue. Le nivellement par le bas des barèmes d’imposition est un obstacle majeur à l’harmonisation fiscale entre les États. Le présent amendement permet de décourager l’exil fiscal, tout en limitant les facteurs incitatifs au dumping fiscal. Il permet donc de renforcer la voix de la France dans les tractations pour une harmonisation fiscale par le haut. Il s’agit donc ici d'ajouter un principe général d'imposition en fonction de la nationalité, ou d'une durée de résidence en France significative, qui pourra s'appliquer à chaque impôt portant sur le revenu des personnes (que ce soit l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les successions ou l'impôt sur les plus-values ou les dividendes), y compris lorsqu'ils sont perçus dans un autre pays que la France, ce qui en ferait un impôt universel. Poursuivant un objectif de lutte contre l'exil fiscal, ce dispositif cible les pays dont les taux d'imposition sont au moins 50 % inférieurs à celui de la France, que ce soit en matière d'impôt sur les revenus du travail, du capital ou du patrimoine. Compatible avec le droit européen, cette disposition respecte l'ensemble des centaines de conventions fiscales déjà signées par la France avec d'autres pays. Cet amendement ne fait que reprendre la proposition 3 du rapport de la mission d'information sur l'impôt universel rapportée par Messieurs Coque »

Exposé sommaire déposé par M. Coquerel (LFI). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

L’article 4 bis du code général des impôts est complété par un 3° ainsi rédigé : « 3° Sous réserve des conventions fiscales signées par la France, les personnes de nationalité française ayant résidé au moins trois ans en France sur les dix années ayant précédé leur changement de résidence fiscale vers un État pratiquant une fiscalité inférieure de plus de 50 % à celle de la France en matière d’imposition sur les revenus du travail, du capital ou du patrimoine. Les personnes soumises aux obligations du présent 3° bénéficient d’un crédit d’impôt égal à l’impôt sur ces mêmes revenus qu’elles ont déjà acquitté dans leur pays de résidence. »

Le vote de chaque député

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