Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesSanté › Scrutin nº 1794

Amendement · · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourirScrutin nº 1794

Amendement de Mme Godard (SOC) · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

L'amendement n° 590 de Mme Godard et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Rejeté21 pour · 78 contre · 9 abst.108 votants sur 577

Le 17 mai 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 590 de Mme Godard et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture) par 21 voix pour, 78 contre et 9 abstentions (108 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : GDR (1/17), ECO (6/38), SOC (10/66), NI (1/11). Contre : LIOT (1/23), DEM (5/36), EPR (22/94), HOR (5/33), DR (8/48), UDR (3/16), RN (31/123). Abstention : LFI (6/71).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
3
0
6
62
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
1
1
0
15
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
6
0
1
31
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
10
2
2
52
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
1
0
22
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
5
0
31
EPREnsemble pour la République · 94 membres
0
22
0
72
HORHorizons & Indépendants · 33 membres
0
5
0
28
DRDroite Républicaine · 48 membres
0
8
0
40
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
3
0
13
RNRassemblement National · 123 membres
0
31
0
92
NINon inscrit · 11 membres
1
0
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à prendre en compte les directives anticipées afin d'accéder à l’aide à mourir. La loi Claeys-Leonetti ouvre la possibilité de recourir aux directives anticipées et la désignation de la personne de confiance, pour permettre d’exprimer ses choix en matière de fin de vie. L’objectif de cette proposition de loi est de prendre en compte à chaque étape la volonté du patient. Ainsi, si sa volonté explicite d’accéder à l’aide à mourir dans une situation donnée est indiqué dans les directives anticipées et confirme une volonté d’accès à l’aide à mourir, une personne doit - selon les auteurs de cet amendement - accéder à l’aide à mourir parce qu’elle n’est plus consciente ou n’a plus son discernement. Dans le cas contraire, cette proposition de loi risquerait de priver des personnes victimes d’accidents, d'accidents vasculaires cérébraux, de maladies dégénératives à dégénérescence accélérée, et de toute personne qui ne se trouve plus en pleine conscience, quelle qu’en soit la cause, au moment de réitérer sa volonté, d’accéder à l’aide à mourir, alors qu’elles en exprimaient explicitement le souhait au moment où elles étaient encore en pleine conscience. Cela reviendrait à contraindre ces personnes à des souffrances insupportables, alors même qu’elles auraient expressément exprimé leur souhait de ne pas avoir à les subir. Naturellement, dans les situations où la personne est consciente mais privée de discernement, mais où elle exprimerait un refus, le processus doit être suspendu pour ne pas lui imposer une décision dont elle ne voudrait plus. Cet amendement a été travaillé avec l'ADMD. Il prévoit d’exclure la prise en charge au titre de l’article 18 du projet de loi afin de garantir la recevabilité financière de l’amendement et sa mise en discussion. Les députés socialistes souhaitent toutefois une prise en charge intégrale de tous les actes relatifs à l’aide à mourir. Ils invitent donc le Gouvernement à lever ce gage au cours de la navette parlementaire si cet amendement est adopté. »

Exposé sommaire déposé par Mme Godard (SOC). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – À l’alinéa 6, après le mot : « demande » : insérer les mots : « soit directement, soit par l’intermédiaire de ses directives anticipées définies à l’article L. 1111‑11, ». II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : « II. – Quand la personne a accès à l’aide à mourir par l’intermédiaire de ses directives anticipées en application du I de l’article L. 1111‑12‑1 du code de la santé publique, l’article 18 de la présente loi n’est pas applicable. »

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…